lundi 10 février 2014

Lecture musicale versus Lecture spectacle

Le travail de la semaine dernière a fait prendre un virage important au projet artistique initial. Sur le plateau, il y aura donc un vélo sur lequel je pédalerai, entre autres, mais pas que, c'est-à-dire un élément de scénographie signifiant. On sort  de la logique de la lecture debout, au pupitre. S'ouvre un travail autour du souffle, du mouvement des roues, etc.
C'est pourquoi Cavale devient une Lecture spectacle et n'est plus une lecture musicale. La différence est de taille puisque j'ai pris la décision de ne pas travailler avec une musicienne présente sur scène comme il était initialement prévu. Le vélo, d'une certaine façon, prend la place du violoncelle.
En balisant le texte avec Caroline Girard, lors de notre travail préparatoire à la lecture, nous nous sommes rendus compte aussi que la musique tiendrait trop peu de place pour justifier une deuxième personne sur scène jouant en direct.
Travailler avec Gaëlle Sara Branthomme aurait été un grand plaisir, c'est sûr, mais j'ai à cœur de suivre la route, la logique, le tempo que le texte impose. Et tout est clair pour moi aujourd'hui.
Remerciements chaleureux à Gaëlle pour son professionnalisme et sa compréhension. Elle en parle très justement sur le site de sa compagnie, Cornucopia : "La Cavale continue en solo pour Benoît, la boussole intérieure du travail sur le texte a dessiné les contours d’une silhouette solitaire, je ne serai donc pas sur le porte-bagage mais vous invite vivement à assister à la création."
Le temps d'équiper un vélo donc et je repars cavaler en solitaire. À très vite.

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